L’avenir des régimes à prestations déterminées

Daniel Dionne
Publié par Daniel Dionne
02 Décembre 2011
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Manchettes financières

Rebond impressionnant des marchés boursiers cette semaine. Plusieurs bonnes nouvelles. Les emplois, les ventes et la confiance en forte hausse au mois de novembre aux États-Unis. Les ventes du week-end de la Thanksgiving ont augmenté de 16 % par rapport à l’an passé. Le consommateur américain est plus confiant en l’avenir. Toujours pour la même raison; les compagnies vont bien et recommencent à engager. De plus en plus d’emplois sont créés dans le privé alors que des emplois sont coupés dans le public.

Six grandes banques centrales ont décidé de coordonner leurs efforts pour améliorer les liquidités du système bancaire. Le but étant de s’assurer que les banques et les compagnies sont toujours capables d’avoir accès à des dollars américains à coût intéressant. C’est bon que les banques centrales se penchent là-dessus. En espérant que cela ne soit pas trop utilisé sinon c’est signe que cela ne va pas bien.

La Chine décide qu’elle réduit les réserves que les banques doivent conserver dans leur coffre. Ces réserves n’avaient cessé d’augmenter depuis un bon bout. L’idée était de contrôler l’inflation. Celle-ci n’est plus une préoccupation maintenant et le focus se retourne vers la croissance économique. Bonne nouvelle que l’inflation soit sous contrôle.

 

L’avenir des régimes à prestations déterminées

Que de débats ces derniers temps à ce propos. Voici la vision d’un actuaire. Prenons le REGGOP qui est un des plus gros régimes publics au Québec. L’employé et l’employeur y cotise. L’employé va y cotiser à hauteur de 9.69 % en 2013 (actuellement 8.19 %). L’employeur doit combler la différence pour être en mesure de verser les rentes acquises des participants.

Beaucoup de ces régimes ont vu le jour lorsque l’espérance de vie était plus courte et les rendements plus intéressants. Le problème actuel de ces régimes est que les hypothèses initiales ne tiennent plus ! L’espérance de vie est plus longue et les rendements sont moins bons. Ces régimes ont donc pratiquement tous des déficits ou vont en avoir. Selon la loi, seul l’employeur doit combler ces déficits. Pour cette raison, pratiquement toutes les compagnies privés ont transformé leur régime de retraite pour ne plus les offrir aux nouveaux employés. La banque royale est l’une des compagnies à l’avoir fait cette année. Bell et Bombardier l’ont fait récemment aussi. Bref, ces régimes disparaissent.

Le dilemme des régimes publics est que le gouvernement peut trouver les fonds nécessaires pour combler les déficits en coupant ailleurs. Ce faisant, il se trouve indirectement à faire payer tous les citoyens pour les retraités de la fonction publique. Là est le gros dilemme. L’Angleterre a calculé le vrai coût de ces régimes avec les hypothèses d’aujourd’hui et il est d’environ 45 % du salaire de l’employé. Définitivement insoutenable pour aucune institution. Ces régimes vont disparaître complètement, ou être revus en profondeur, mais quand est une autre question….

Marché boursier canadien

L’indice est en forte hausse cette semaine aux alentours de 12 100 points. Ce sera volatil encore un bon bout de temps mais ceux qui sont prêt à supporter cette volatilité en sortiront gagnants à moyen terme. L’histoire ne se répète jamais mais rime toujours….

Veuillez noter que ces propos reflètent mon opinion et ne constituent en rien des recommandations d’investissement. La situation financière unique de chacun peut faire varier les choix appropriés.

 

Je vous invite d’ailleurs à me transmettre vos questions auxquelles  je pourrai répondre à la prochaine revue des marchés pour le bénéfice de tous. Bonne fin de semaine!

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