Actions boursières vs obligations ?

Daniel Dionne
Publié par Daniel Dionne
23 Mai 2017
Partager sur

Manchettes financières

 

Les bénéfices publiés au premier trimestre ont été robustes. Près de 90 % des sociétés américaines ont déposé leurs bénéfices pour le premier trimestre. La croissance des ventes et des bénéfices s’est accélérées de 8 % et 16 %, respectivement par rapport au premier trimestre de 2016.

 

Une combinaison de prix intéressant et d’un fort dynamisme des bénéfices favorise les actions internationales. D’ailleurs, la croissance des bénéfices en Europe est aussi intéressante qu’aux États-Unis. L’Euro prend de la valeur cette année ce qui vient ajouter du rendement pour les investisseurs canadiens.

 

Aux États-Unis, une combinaison de taux de chômage bas (4,4 %), d’une baisse de la productivité et d’un coût de main-d’œuvre en hausse annonce le retour de l’inflation plus soutenue dans les prochains trimestres. On doit se méfier des obligations gouvernementales des pays développés dans un tel contexte.

 

 

Actions boursières vs obligations ?

 

Retour à la base; devrais-je favoriser les actions ou les obligations ? Normalement, une compagnie émet des obligations pour financer un projet de l’entreprise. Ce projet est censé rapporter plus que le coût de la dette (qui est l’obligation). Donc, normalement, les actionnaires s’enrichissent grâce aux détenteurs d’obligations. Ces détenteurs d’obligations ont choisi ce placement pour la sécurité et la régularité des paiements d’intérêt à recevoir.

 

À partir du principe illustré ci-dessus, pour moi, la détention d’obligations est en fait un outil de gestion de la volatilité. Le rendement à long terme se fait sur les actions et la volatilité est réduite en ajoutant des obligations. J’ajouterais même, qu’à très long terme, les actions représentent la meilleure classe d’investissement. Les gens les plus fortunés de notre planète l’ont tous été grâce au marché boursier. Par contre, on doit être très patient et ne pas paniquer pendant les périodes de volatilité.

 

Benjamin Graham, l’homme derrière la philosophie de Warren Buffet, aimait dire que l’irrationalité de la Bourse est un avantage extraordinaire pour les investisseurs intelligents.

 

Je ne parle pas de « timing » ici car un il est très difficile de le prédire. Pour vous donner mon opinion, je crois que les rendements à venir et des actions et des obligations seront plus faibles que ce que l’on a connu dans les dernières années. Le choix entre les deux demeure une question de gestion de volatilité.

 

 

Marché boursier américain

L’indice S&P 500 américain est en hausse depuis 1 mois aux alentours de 2 400 points.

 

Veuillez noter que ces propos reflètent mon opinion et ne constituent en rien des recommandations d’investissement. La situation financière unique de chacun peut faire varier les choix appropriés.

Je vous invite d’ailleurs à me transmettre vos questions auxquelles je pourrai répondre à la prochaine revue des marchés pour le bénéfice de tous. Bonne fin de semaine!

Aucun commentaire Laisser un commentaire

Laisser votre commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *